Suites judiciaires
La gauche avait vraiment tout fait pour conserver son fief de Vienne Nord lors du scrutin de mars 2008. Se sentant menacé sur ce canton historiquement à Gauche, Erwann BINET n’avait pas hésité à commettre quelques irrégularités relatives au financement de sa campagne en bénéficiant notamment du soutien d’une personne morale (Cave-Canem), ce qui est formellement interdit par la Loi.
D’ailleurs, il n’aura échappé à personne que seul Erwann BINET a refusé de rendre public les conclusions de la Commission Nationale des Comptes de Campagne ; Michèle CEDRIN, Sylvain LAIGNEL, Jacques REMILLER et moi-même l’avons fait, pas Erwann BINET.
S’il ne fait aucun doute qu’Erwann BINET a commis des irrégularités pour sauver ce siège toujours détenu par la gauche, il a bénéficié de soutiens que la justice pourrait bien condamner prochainement.
En effet, sentant menacé le candidat BINET à l’issue du premier tour, certains à Gauche ont eu recours à des méthodes qui doivent être dénoncées. Monsieur THIOUNE, salarié du Président PS du Conseil Général, André VALINI, et Monsieur TAHAR candidat socialiste dans le département de l’Isère ont rédigé et diffusé, quelques jours avant le second tour, un tract dont les propos à mon égard relèvent à mon sens de la diffamation.
Ils n’ont pas hésité à insinuer que j’étais raciste, que j’étais complice de la destruction d’un lieu de culte … Toutes ces affirmations sont fausses.
C’est parce qu’elles sont fausses, parce qu’elles portent atteinte à mon honneur et à ma dignité, parce qu’elles ont eu une incidence sur l’issue de la campagne électorale, que j’ai décidé de porter plainte le 6 juin 2008, contre les auteurs de ce tract scandaleux, diffusé dans les quartiers de Vienne, de Pont Evêque et de Chasse/Rhône.
A l’issue d’une instruction lors de laquelle Messieurs TAHAR et THIOUNE, mis en examen, ont été interrogés, Monsieur BINET entendu dans le cadre d’une commission rogatoire, le juge a décidé d’ordonner le renvoi de cette affaire devant le Tribunal Correctionnel de Vienne, considérant qu’il résulte de l’information, des charges suffisantes contre Messieurs TAHAR et THIOUNE.
Une campagne électorale, même difficile, n’autorise pas tout et n’importe quoi.
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