Des chiffres alarmants
Jeudi 4 juin, les élus régionaux étaient appelés à examiner le Compte Administratif 2008. Le Compte Administratif d'une collectivité retrace les recettes réellement encaissées et les dépenses réellement engagées pour l'année écoulée. Il permet, par comparaison avec les Comptes Administratifs précédents, de juger de manière objective l'évolution de la situation financière d'une collectivité. Le Compte Administratif 2008 est le 5ème de la mandature de la majorité PS PC VERTS PRG présidée par Jean Jack QUEYRANNE. Il permet aussi de comparer les intentions, les promesses inscrites dans le budget primitif et les réalisations recensées au Compte Administratif. Sur l'évolution de la situation financière de la Région - Le volume budgétaire de la Région (2 173 Millions d'euros) connaît en 2008 une stabilité globale par rapport à 2007 (2 116 Millions d'euros), ceci après une période de forte progression des dépenses régionales de +9% de 2005 à 2006 et de +15% de 2006 à 2007. - En progression constante depuis 2004, la charge de la dette est en forte hausse de 2007 à 2008 (+26,7Millions d'euros soit +28%) et constitue un poste de dépense beaucoup plus rapide que les autres à l'exception du financement du nouveau siège. Cette charge de la dette grève les dépenses 2008 à hauteur de 124 Millions d'euros soit l'équivalent d'un cinquième de l'ensemble des dépenses d'investissement (hors dette), réduisant de fait d'autant les capacités de la Région à relancer l'économie régionale. L'endettement à long terme atteint quant à lui 1 221 Millions d'euros soit +86 Millions d'euros par rapport à 2007. - La Région investit proportionnellement de moins en moins pour les rhônalpins depuis 2005. Le budget d'investissement qui représentait 40% du budget global en 2002 ne représente plus que 32% des dépenses globales en 2008. Comme toujours avec la gauche ce sont les dépenses de fonctionnement, de personnel qui ne cessent d’augmenter. - Les dépenses d'investissement en faveur des services généraux font l'objet d'un doublement des crédits passant de 31 Millions d'euros en 2007 à 63,8 Millions d'euros en 2008 en raison des travaux du palais régional de Jean Jack QUEYRANNE. Dans le même temps, les autres dépenses d'investissement notamment dans les transports ou l'économie, c'est à dire celles au service des rhônalpins, connaissent une réduction globale. Sur l’exécution budgétaire On constate des décalages très sensibles entre les promesses inscrites au budget primitif voté par l'Assemblée Régionale et les dépenses réellement engagées constatées dans le Compte Administratif. Pour l'économie, l'écart est de 35 Millions d'euros entre les annonces de Jean Jack QUEYRANNE et ce que la Région a réellement dépensé en 2008. Pour les transports, la Région a investi 37 Millions d'euros de moins que promis, 12 Millions d'euros de moins pour l'environnement et 15 Millions d'euros de moins pour l'aménagement du territoire. Pour les services généraux, c'est à dire le personnel, le train de vie de la Région, le Président QUEYRANNE a dépensé en revanche la totalité des crédits votés. On voit bien où sont les priorités de Monsieur QUEYRANNE et de sa majorité : plus pour le personnel de la Région, plus pour les services généraux, plus d'argent pour construire un nouveau siège, plus d'euros pour rembourser la dette qui ne cesse de gonfler et moins d'investissements en faveur des rhônalpins. Le Compte Administratif permet enfin d'apporter un cinglant démenti aux accusations portées la gauche en France et par Jean Jack QUEYRANNE en Rhône-Alpes sur le soi-disant désengagement de l'Etat. Non seulement les dotations de l'Etat à la Région sont en constante augmentation passant de 812,2 Millions d'euros en 2005 à 855,2 Millions d'euros en 2009 mais on constate de surcroît que les compétences transférées depuis 2005 sont largement financées par l'Etat et la Taxe sur les carburants (TIPP). Alors que les compétences nouvelles ont représenté 289 Millions d'euros y compris les coûts induits, la Région a perçu de l'Etat et par l'intermédiaire de la TIPP la somme de 325 Millions d'euros. Ces chiffres ne sont pas discutables. Les transferts par l’Etat de nouvelles compétences aux Régions, n’ont pas fait perdre à Rhône-Alpes de l’argent, bien au contraire. Dès lors, les hausses imposées aux Rhônalpins depuis 2004, des Taxes Foncières (+24%), des cartes grises (+54%)…relèvent de la seule responsabilité de Monsieur QUEYRANNE et de sa majorité ! Consulter les comptes de la Région en cliquant Téléchargement Ici.
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