T'as tout faux Erwann.
Décidément, le Président du Conseil général et son Vice-Président en charge du développement économique, Erwann Binet, sont prêts à tout pour justifier leur faible inclinaison à favoriser, dans les faits, le développement du logement social en pays viennois et au contraire aider les bailleurs grenoblois et de l’agglomération grenobloise.
Ainsi les précisions apportées dans la presse locale par Monsieur Binet quant aux raisons ayant conduit le Conseil général de l’Isère à ne pas retenir le dossier présenté par Advivo de réalisation de 55 logements rue Pégeron à Vienne, dans le cadre du plan départemental de soutien à la production de logements sociaux, sont assorties de la plus évidente mauvaise foi.
Contrairement à ce que suggère Erwann Binet, ce projet répond bien évidemment pleinement aux critères imposés par les services du Département : opération présentant un déséquilibre financier et obéissant aux labels énergétiques référencés, mise en chantier dans le courant du 1er semestre 2009.
Qui plus est, le prix de revient par logement de cette opération (134244 €) est de loin inférieur à celui d’opérations de même type sur Grenoble et Eybens (154272€) pourtant retenues au titre du plan départemental.
Quant à souligner un soi-disant manque de volontarisme d’Advivo en matière de construction et de réhabilitation, Monsieur Binet pourrait fort à propos se pencher sur les chiffres de l’OPAC38, le bailleur du Conseil général de l’Isère.
Ainsi, pour prendre l’année 2007, quand l’OPAC 38 construit 240 logements représentant 1,06% de son patrimoine, Advivo en réalise 36, soient 0,62% de son patrimoine, chiffre certes inférieur mais il ne faut pas oublier que Vienne et Pont-Evêque concentrent déjà 37% de logements sociaux.
Quand l’OPAC 38, toujours en 2007, réhabilite 595 logements, soient 2,63% de son patrimoine, Advivo en améliore 381, autrement dit 6,53% de son patrimoine.
Enfin, faut-il encore évoquer les augmentations de loyers ? Pour l’OPAC 38, l’augmentation en moyenne sur l’année est de 2,40% en 2007 et de 2,47% en 2008. Advivo, pour les mêmes périodes, limite la hausse moyenne des loyers sur l’année respectivement à 1,15% en 2007 et 0,95% en 2008.
Vraiment, Monsieur Binet serait bien inspiré de voir de quel côté se trouve le volontarisme et plutôt que de tancer le soi-disant mauvais élève Advivo, l’accompagner, au contraire, dans son effort de construction de logements sociaux comme dans le dossier de la rue Pégeron.
A moins, en fin de compte, que Erwann Binet et moi-même ne parlions peut-être pas tout à fait le même langage.
Quand il dit volontarisme, peut-être pense-t-il « volontitude »… .